En mars, je choisis ma pelouse

04/03/2022 2 min


Ma pelouse à l’encontre de la permaculture ?

Il est vrai que le gazon n’a pas bonne presse actuellement, puisque l’on veut limiter le plus possible les arrosages et les passages de tondeuse. Il évoque un tapis ras et vert qui demande de multiples soins, où l’on chasse la moindre mauvaise herbe. Il est pourtant tout à fait possible d’installer une pelouse qui conserve un aspect soigné presque sans entretien et qui soit accueillante pour la flore et la faune locales. Comment est-ce possible ? Grâce à des techniques de semis particulières (je vous dis tout au mois de mai) et, surtout, par le choix d’un gazon adapté à son jardin et à ses envies.


Quelle sorte de gazon vais-je privilégier ?

Divers mélanges de graines pour pelouse sont disponibles. Il existe des gazons spécialisés supportant la sécheresse, le manque de lumière, les embruns, etc. ; ils se nomment « ombre », « littoral » … Mais le choix dépend surtout de l’usage que l’on veut faire de cette surface enherbée :

  • Si l’on souhaite pouvoir s’étendre, circuler, jouer dessus, il faut se tourner vers un gazon « sport », composé de plantes résistantes au piétinement.

    
  • Si l’on envisage la pelouse comme un écrin vert et dense, le gazon « d’ornement » est à privilégier. Celui-ci est riche en fétuques, agrostides et autres graminées au feuillage fin et dense et à la croissance lente qui permettent des passages de tondeuses moins fréquents.

    
  • Enfin, lorsque l’on rêve d’une pelouse combinant esthétique et piétinement, on préférera un gazon « rustique ».


De l’herbe, mais aussi des fleurs !

J’aime que des plantes vivaces émaillent la pelouse. Cela tombe bien : il existe des gazons pour cela. Attention : il ne faut pas les confondre avec des mélanges de fleurs pour papillons, oiseaux ou auxiliaires ou encore des prairies fleuries. Je parle ici du gazon « suisse » qui contient des graines de pâquerettes, ou encore du gazon « japonais » qui mêle aux graminées des bleuets, soucis, clarkia… L’effet est superbe… mais éphémère ! Ces fleurs sont annuelles et ne durent qu’une saison, bientôt vaincues par la concurrence des herbes.


Et pourquoi pas du trèfle ?

Les jardiniers considèrent souvent le trèfle comme une mauvaise herbe de la pelouse. On lui reproche de la rendre glissante et dangereuse en raison des abeilles et bourdons attirés par leurs fleurs. Pourtant, cette plante naturellement rase, qui cohabite bien avec les graminées, résiste très bien à la sécheresse et garantit la verdure de la pelouse au cœur de l’été. Mellifère, tapissant, toujours vert : je veux du trèfle dans ma pelouse. Pour cela, soit je mélange ces graines avec celles d’un gazon classique, soit j’achète un gazon « faible entretien » qui fait la part belle à un trèfle micro nain.


C’est décidé : je choisis un gazon suisse mêlé de trèfles. Rendez-vous en mai : avec le mois de septembre, c’est, chez moi, la meilleure période pour semer une pelouse. Préparation du terrain, dosage des graines… il y a mille astuces pour installer un gazon beau, libre et accueillant.


Article rédigé par la jardinière et journaliste Guylaine Goulfier. Découvrez son portrait.

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