Plantes répulsives, une réponse « nature » pour éloigner les moustiques et les nuisibles

18/10/2021 3 min

Nos nuits d’été sont perturbées par leur bourdonnement et leurs piqûres provoquent de désagréables démangeaisons. Comment éloigner les moustiques ? De même, comment éviter que votre potager ne soit envahi par des nuisibles et autres ravageurs ? Et ce, en ayant recours à des solutions respectueuses de l’environnement… La réponse : des plantes dont l’effet répulsif naturel contribuera à préserver votre sommeil et votre potager.


Piquer un somme sans craindre les moustiques

L’arme naturelle antimoustique est sans conteste la citronnelle et ses dérivés, dont le pelargonium (à ne pas confondre avec le geranium). Comme le suggère Zeprofdortie, choisissez la variété pelargonium crispum. « La molécule contenue dans cette plante fait fuir les moustiques si elle est placée non loin de la terrasse et des fenêtres », explique notre spécialiste jardinage.


Dans le jardin, vous pouvez opter pour la mélisse officinale, qui dégage une odeur très citronnée lorsque l’on froisse ses feuilles. Pour un effet répulsif efficace, pensez aussi au pétunia, à la lavande, à la capucine… Vous pouvez également créer des bacs d’aromates avec de la sarriette, du thym citron, de la menthe, de la verveine citronnelle ou encore du basilic.


Protéger son potager contre les petits intrus

Aleurodes, nématodes du chou, mouches du poireau, pucerons, acariens, punaises… De nombreux nuisibles peuvent s’attaquer à votre potager. Pour les éloigner, voici trois plantes répulsives très efficaces :

  • L’aneth, connue pour ses feuilles et ses graines savoureuses, n’est pas du goût des pucerons et des acariens. Elle repousse la mouche de la carotte, la punaise friande de la courge, la teigne du poireau et certains insectes comme le sphinx, amateur de tomates. 
  • La capucine attire naturellement les pucerons, à la manière d’un piège naturel. Cette plante rampante s’installe au pied des plants potagers, surtout ceux des choux. Elle protège de nombreux légumes comme la tomate, le concombre ou les radis.
  • Le souci est un répulsif des nématodes, de petits insectes qui apprécient particulièrement les fraisiers et les tomates.

Pour limiter l’impact des nuisibles, Zeprofdortie dresse une liste de conseils : « ne pas utiliser de produits, éviter les espèces sensibles aux maladies et aux parasites, refuser la monoculture et installer des abris à oiseaux, à chauves-souris, à hérissons… ».


Qui sème la tanaisie récolte la sérénité

Très facile à cultiver, quelles que soient les conditions d’ensoleillement, la nature du sol ou la région, la tanaisie est une plante multifonction. Elle se révèle efficace contre quantité d’insectes (pucerons, mouches du chou, fourmis, aleurodes, doryphores, mouches du poireau…) grâce à la présence de molécules pyréthrines, véritables insecticides naturels. Elle s’utilise également en macération, en purin ou en décoction sur des plantes attaquées par des parasites ou des maladies comme le mildiou. La tanaisie, qui ne craint pas le gel, doit être installée dans des endroits où elle aura la place de s’épanouir car elle a tendance à s’étendre.

Varier les plantes pour atteindre l’équilibre 

Pour Zeprofdortie, « il est important d’avoir une variété de plantes dans le potager, ainsi que des haies bocagères de région, des vivaces, des adventices pour attirer à la fois les bons et les mauvais insectes, mais aussi des plantes couvre-sol comme le lierre, le lonicera, la pervenche ». Vous pouvez planter les vivaces aux mois de mars ou avril et les arbres et arbustes en période froide, à partir de novembre et jusqu’à mars. En multipliant les variétés, vous allez ainsi recréer un équilibre qui diminuera le risque de voir les plants de votre potager décimés par les parasites.