Ils rénovent entièrement leur maison. Épisode 2 : objectif démolition

20/07/2022 4 min

En janvier dernier, Léa et Landry, couple de trentenaires, ont acquis une maison à Vaux-sur-Seine (Yvelines), qu’ils vont en grande partie rénover eux-mêmes. Démolition, isolation, plomberie, électricité, bonnes (ou moins bonnes) surprises… Recto & Verso vous propose de suivre les grandes étapes de leur chantier. Le projet d’une vie !


À bas les cloisons !

Lorsqu’on se lance dans un projet de rénovation, démolir est un passage quasi obligé pour obtenir le nouvel intérieur souhaité. Léa et Landry n’ont pas dérogé à cette règle. Démolition de cloisons pour définir l’espace du nouveau salon et agrandir une salle de bain, destruction d’une cheminée et de différents conduits, dépose de sanitaires, d’un lavabo, d’une baignoire et des meubles de la cuisine… un travail conséquent, qui a demandé quelques précautions au préalable.

« Avant de détruire les cloisons, on a fait venir des maçons qui ont confirmé que ce n’étaient pas des murs porteurs et que l’on pouvait bien les abattre », explique Léa. « Pour réaliser une démolition propre, j’ai délimité les endroits que je voulais détruire, ajoute Landry, qui a été aidé par ses frères dans cette entreprise de démolition. Puis, avec un marteau-piqueur, j’ai fait des trous comme pour former une ligne afin de fragiliser la cloison. J’ai ensuite détruit avec un merlin. »

Le salon avant et après démolition


Bonnes surprises…

Cloisons en plâtre et en briques creuses, en béton et même en mâchefer (composition de déchets miniers et sidérurgiques), tout y est passé. Et pour la cheminée, Landry a mis seul la main à la patte. « Normalement, les cheminées se détruisent par le haut, indique-t-il. Mais ici, j’ai pu commencer par le bas, car la cheminée repose sur une dalle de béton et est prise dans le chevêtre à chaque étage. J’ai d’abord enlevé le manteau (la partie qui s’avance au-dessus du foyer, ndlr) puis tout ce qui venait. » Le couple a récupéré les plus belles pierres pour fabriquer leur futur barbecue ainsi que la poutre qui pourra servir de renfort (à la place d’un IPN) pour une nouvelle ouverture, « ou bien pour construire un totem dans le jardin », s’amuse Léa.

La cuisine avant et après démolition

Lors de cette dernière démolition, Léa et Landry ont également eu l’agréable plaisir de découvrir à l’arrière de la cheminée un mur en moellons. « On ne s’y attendait pas, s’enthousiasme le père de famille. Le moellon, c’est la pierre qui constitue la façade de notre maison. Le mur était caché par de la laine de verre et des carreaux de plâtre. On va un peu le rénover, combler certains trous et cela va donner un cachet à notre salon, c’est vraiment une belle surprise. »

La cheminée avant et après démolition


… et sérieuses contrariétés !

Si certaines surprises donnent le sourire, d’autres beaucoup moins. Quelques semaines seulement après le début du chantier, Landry a en effet connu une première péripétie dont il se serait bien passé. « Pour enlever la robinetterie du 1er étage, il a fallu que je coupe l’eau, car il n’y avait aucune vanne d’arrêt, indique Landry. Tout le réseau de cet étage semblait être en cuivre et comme le reste de la robinetterie était peinte, je pensais avoir du cuivre partout. J’ai donc commencé à couper pour réaliser un raccord olive (raccord sans soudure qui assure une bonne étanchéité, ndlr). Mais je me suis alors rendu compte que c’était en fait de l’acier et ce type de raccord n’est pas possible avec ce matériau. J’ai alors dû couper l’arrivée générale d’eau pour ne pas me retrouver avec une fontaine d’eau continue. Depuis, nous avons donc un chantier sans eau, et ce, jusqu’à ce que la plomberie soit refaite. »

La salle de bain avant et après démolition

Plus récemment, les embûches sont venues du côté administratif. Le couple avait prévu de détruire le mur donnant sur le jardin pour créer une ouverture et une baie vitrée. « Pour démolir ce mur, nous avons envoyé une demande préalable à la mairie, mais le dossier est revenu, car il manquait des éléments à fournir par un géomètre, notamment la cote des plus hautes eaux connues (PHEC) car notre terrain est en partie inondable, détaille Léa. La déclaration est toujours en suspens et comme tous les travaux réalisés dans notre maison sont également soumis à l’accord des architectes des Bâtiments de France (ABF), rien ne pourra se faire avant plusieurs mois. »

Un projet de rénovation n’est jamais un long fleuve tranquille… Léa et Landry peuvent en témoigner !


Retrouvez prochainement Léa et Landry sur Recto & Verso pour un troisième épisode tuto : « Comment monter une cloison ? ».

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