Ils rénovent entièrement leur maison. Épisode 6 : comment installer un faux plafond ?

En janvier dernier, Léa et Landry, couple de trentenaires, ont acquis une maison à Vaux-sur-Seine (Yvelines) qu’ils rénovent en grande partie eux-mêmes. Démolition, isolation, plomberie, électricité, bonnes (ou moins bonnes) surprises… Recto & Verso vous propose de suivre les grandes étapes de leur chantier. Le projet d’une vie !
Bureau, salle d’eau puis bientôt cuisine et salon. Léa et Landry sont devenus des experts en installation de faux plafonds. Le couple a opté pour l’option « plafond suspendu », idéale lors d’une rénovation puisque ce type de plafond permet de libérer un espace accueillant les câbles électriques. Ils détaillent les étapes de cette construction.
Temps estimé : environ deux jours.
Matériel :
- rails,
- fourrures,
- cornières de rive,
- colliers de serrage,
- plaques de plâtre (2,50 m x 1,20 m),
- cavaliers,
- suspentes,
- tiges filetées,
- chevilles à bascule,
- éclisses,
- boulons,
- rondelles,
- vis à placo,
- enduit bande à joint.
Outils :
- lève-plaque,
- escabeau,
- perceuse-visseuse,
- laser (ou cordeau nylon),
- crayon,
- mètre,
- niveau à bulle.
ÉTAPE 1 : PREPARATION ET TRACAGE DU CALEPINAGE AU PLAFOND
« Nous avons dépoussiéré et nettoyé au préalable le plafond et les murs pour que l’emplacement soit le plus propre possible. Avant l’installation, nous avons fixé, avec des colliers, l’électricité au plafond afin que celle-ci ne repose pas sur le faux plafond. Nous avons également tracé un quadrillage au cordeau sur le plafond afin d’avoir les emplacements des chevilles et des fourrures. »


Des standards à respecter
- La hauteur entre le plafond d’origine et le sous-plafond est de 10 cm ;
- La distance entre le mur périphérique et la 1ère ligne de suspentes est de 40 cm ;
- Les suspentes sont fixées tous les 1,20 m ;
- La distance entre 2 fourrures est de 50 cm.
ÉTAPE 2 : FIXATION DES SUSPENTES
« Après avoir fixé les cornières de rive (profilés métalliques fixés dans le mur pour servir de support aux fourrures du faux plafond), nous avons fixé directement les suspentes (accessoire métallique d’accrochage des fourrures) au plafond. Pour cela, nous nous sommes servis de tiges filetées insérées dans des chevilles à bascule. »




L’astuce de Landry
« Une fois coupées, les tiges perdent leur filetage. Mon astuce consiste à placer un boulon, au préalable, en amont et en aval de la scissure. Ainsi, les boulons, en ressortant, recréent le filetage. »
ÉTAPE 3 : PLACEMENT DES FOURRURES
« Une fois les tiges filetées coupées, nous avons installé les fourrures. Afin d’obtenir une stabilité globale, il ne faut pas que les jointures soient toutes alignées. Il faut donc, à la manière du parquet, commencer une nouvelle ligne par la chute de la ligne précédente. Entre deux fourrures, nous avons placé des éclisses (raccords) pour les joindre. Il faut ensuite vérifier que les fourrures sont bien droites en réglant le laser à la hauteur souhaitée. En tournant les cavaliers (pièce intermédiaire liant la tige filetée à la fourrure), on ajuste ainsi la hauteur du faux plafond. »


ÉTAPE 4 : POSE DES PLAQUES
« Une fois les fourrures placées, nous avons soulevé les plaques de plâtre, qui pèsent tout de même un certain poids, à l’aide du lève-plaque. Ensuite, il suffit de les visser aux fourrures. Certaines de nos plaques sont de couleur verte, car elles sont hydrofuges, c’est-à-dire protégées contre l’humidité pour un usage dans la pièce d’eau. »






ÉTAPE 5 : LES FINITIONS
« C’est l’étape qu’il nous reste encore à effectuer. Nous allons utiliser un enduit bande à joint qui va nous permettre de réaliser le jointoiement entre les plaques de plâtre. Cela masquera la structure qui sera ensuite prête à être peinte. »
Les conseils de Léa et Landry
« Avant de nous lancer dans les travaux, nous avons réalisé un plan détaillé du futur faux plafond pour repérer l’emplacement de la lumière par exemple et anticiper le cheminement des câbles électriques. Cela nous a permis de gagner du temps car nous savions exactement où allaient se situer les coupes des plaques de plâtre également », indique Landry.
« Si vos travaux s’étalent dans la durée, je vous conseille d’acheter votre lève-plaque sur un site d’occasion plutôt que de le louer, ajoute Léa. C’est ce que nous avons fait. Nous pourrons ainsi le revendre une fois les travaux achevés. »
Retrouvez prochainement Léa et Landry sur Recto & Verso pour un septième épisode dédié à l’électricité.
Les autres épisodes sont à retrouver ici :

Épisode 1 : présentation du projet
Épisode 2 : objectif démolition
Épisode 3 (tuto) : monter une cloison
Épisode 4 : mission plomberie
Épisode 5 : place à l’isolation
Épisode 7 : focus sur l’électricité